Historique

Réduction et centralisation de la validation

L'exploitation d'un validateur sur le réseau Solana nécessite une vaste expertise technique et une maintenance continue. Les tâches quotidiennes telles que les mises à jour des nœuds, le dépannage, l'optimisation des performances et la surveillance du réseau exigent des compétences et du temps.
Ces charges techniques et temporelles font qu'il est difficile pour les petits validateurs d'entrer et de rester dans l'écosystème. Les coûts opérationnels constituent également un obstacle. Sans mise en jeu ou ressources financières suffisantes, les équipes luttent pour maintenir leur rentabilité et sont souvent contraintes de fermer. Bien que la Fondation Solana offre un programme de soutien au jalonnement pour aider les plus petits validateurs, de nombreux participants n'arrivent pas à obtenir une rentabilité après la fin de la période de soutien et finissent par cesser de fonctionner.
En conséquence, le stake se sont concentrés sur un nombre limité de grands opérateurs, ce qui a affaibli la décentralisation à travers le réseau. Cette réduction continue du validateur et la concentration du stake représentent une question structurelle qui menace les principes fondamentaux de la vitesse, de l'équité et de la décentralisation de Solana.

Priorité de la largeur de bande et inefficacité SWQoS

À Solana, SWQoS (Quality of Service pondérée par le stake) détermine la priorité de communication en fonction de la répartition du stake. Cette conception a été introduite pour prévenir le spam et les transactions désordonnées, en veillant à ce que les nœuds de confiance soient priorisés pour maintenir la performance du réseau.
Dans la pratique, toutefois, SWQoS n'a pas été pleinement utilisé. Sa configuration est complexe, les outils de vérification sont limités et la coordination entre les validateurs gérés de façon indépendante et les opérateurs de RPC augmente les difficultés opérationnelles. De plus, la mise à jour des endpoints SWQoS nécessite généralement de redémarrer les nœuds de validation, ce qui comporte le risque de perte de score et de récompense. Bien que SLV offre une fonction de migration sans interruption, il faut utiliser une infrastructure redondante, ce qui maintient les coûts opérationnels élevés.
Par conséquent, les petites stakes sont rarement appliquées, et la bande passante SWQoS reste sous-utilisée et concentrée parmi quelques validateurs.

Inefficacités et défis structurels

Les contraintes techniques, temporelles et économiques se sont combinées pour réduire la stake des validateurs et accélérer la concentration du stake au sein du réseau Solana.
L'exploitation d'un validateur exige non seulement des compétences techniques, mais aussi la capacité d'attirer le stake grâce à l'engagement communautaire et au partage de l'information. Toutefois, l'information au sein de la communauté des validateurs est fragmentée et le renforcement de la confiance pour recueillir suffisamment de temps et d'efforts. Cette réalité a conduit de nombreux opérateurs à se retirer, laissant moins de 1 000 validateurs actifs en octobre 2025.
Dans le même temps, SWQoS – visant à améliorer la fiabilité – reste difficile à configurer et à maintenir. Bien qu'il existe une capacité de bande passante, seul un petit nombre de validateurs peuvent l'utiliser efficacement, ce qui entraîne une sous-utilisation des ressources et une diminution de l'efficacité du réseau.
La centralisation des validateurs et la sous-utilisation de SWQoS découlent de la même cause structurelle: l'absence de logiciels et de systèmes économiques qui simplifient la gestion et offrent des incitations appropriées. Validators DAO résout cela en s'attaquant à ces composants manquants par la technologie. En réduisant les obstacles d'apprentissage, opérationnels et économiques, il permet à Solana de rétablir la décentralisation et l'efficacité opérationnelle de manière pratique.